Qu'il est difficile de voir ta fille être dans la douleur depuis ton départ…
L'automne est là, puis viendra l'hiver avec ses coups de cafard, et ses moments de fête que nous passions ensemble. Puis viennent s'ajouter des contrariétés liées à la vente de l'appartement.
J'allais dire que c'est une période difficile pour ma petite femme, mais c'est terriblement difficile depuis que tu n'es plus avec nous…
Je sais bien que moi et les enfants sommes très importants pour elle, mais toi tu était un peu plus, je ne dis pas sa raison de vivre mais son repère, son guide, elle savait qu'avec toi, elle pouvait affronter la vie et ses déconvenues.
Cette place à part que tu avais avec elle, rien ne peut la combler, il faut apprendre à vivre avec ce manque , ce vide. Je la comprends, il est dur de vivre sans toi, tu me manques déjà énormément, je crois que je suis incapable de savoir combien tu lui manques à elle.
J'ai dans la tête de partir vivre ailleurs, pas pour fuir les tourments d'ici mais simplement parce que j'en ai toujours eu envie…
Je sais qu'il est dur d'imposer cela à Agnès, de quitter ses racines mais j'ai le sentiment que nous pourrions être très heureux dans le sud, que nous pourrions nous reconstruire.
Tu pourrais peut-être m'aider à ne pas me planter.
Il est dur de ne pas d'associer à nos envies, nos projets. J'aime, quand je fais quelque chose de nouveau dans la maison, penser à ce que tu aurais dit à ta fille et à moi.
J'ai peur qu'elle s'attache à des choses qui ne sont malheureusement plus, j'ai mal de dire cela…
Je n'aurai jamais l'impression de t'abandonner en partant, puisque j'aime à croire que tu veilles sur nous et que n'importe où, tu es avec nous, avec elle…
Je t'aimais ma Denise, et je voudrais tellement te dire, je t'aime encore aujourd'hui…
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