jeudi 23 juin 2011

Si je suis honnête avec moi-même, je dois avouer que jamais je n'ai été si malheureux…
J'ai pourtant perdu mon père, qui n'en était pas vraiment un et j'ai perdu mon grand-père trop tôt que je considérais comme mon père, mais la douleur de ta disparition est insupportable…
Tu nous disais que les liens du sang sont les plus forts, je pense que les liens d'amour le sont encore plus car ils sont choisis et il faut parfois se battre pour les conserver. Avec toi cela n'a jamais été compliqué, on se parlait, se regardait et s'aimait. J'ai mal que tu ne sois plus là, tu me manques énormement, et c'est en prenant conscience de cela que je me rends compte de la détresse de ma femme et de mes frères et sœurs de cœur. Je sais qu'il faut se dire d'avancer, de continuer à vivre mais j'ai bien compris que quelque chose s'est détruit à jamais et qu'il faut réapprendre à vivre, d'une façon différente, avec une partie de nous amputée pour toujours. J'ai perdu une mère, je vous vois souffrir, j'ai mal au plus profond de moi…
Je pense à vous, elle me manque terriblement aussi !

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